Voilà notre lieu de rencontre et de dialogue. Je vous invite donc à préparer votre question ou votre intervention tranquillement sur votre logiciel de messagerie, puis à me l'expédier à animabible@free.fr
Très vite votre texte apparaîtra dans le tableau ci-dessous et le cas échéant je vous adresserai une réponse qui paraîtra également dans cette page. A vos claviers !!!

 

Evelyne
le 20/10/05
Pour Jean Chrysostome (fiche histoire A/2), il semble que c'est lors du baptême que le Saint-Esprit descent effectivement sur le baptisé. Or pour moi, le baptême est avant tout symbolique de l'engagement du baptisé à suivre le Christ, devant la communauté de croyants et même devant le monde entier. C' est lors de la conversion de la personne que le Saint-Esprit fait sa demeure en elle, et le baptême ne fait que confirmer cela publiquement. Je pense que l'être humain a besoin de symboles forts et le baptême en est un (...).
Mais comme Jean Chysostome (...) semble dire que c'est à ce moment précis que le Saint-Esprit descend, je me demande si je n'ai pas loupé quelque chose (...) Dites-moi si je me trompe parce que je suis dubitative...

le 25/10/05

Certains textes de l'Ecriture semblent donner raison à Jean Chrysostome car ils relient de manière étroite le baptême et la régénération. C'est le cas en particulier de Galates 3/27. Cependant d'autres passages doivent être pris en considération :
- En Actes 2/38-41, le don de l'Esprit est lié à la repentance et au baptême, mais le texte ne nous dit pas que les 3000 baptisés reçoivent ce jour-là le Saint-Esprit (v.41). Le don de l'Esprit est présenté comme une promesse (v.39) dont la repentance et le baptême constituent des préalables.
- A l'inverse, en Actes 10/44-48, le Saint-Esprit est d'abord descendu sur la maison de Corneille, et le baptême n'a été donné qu'après coup.
- Enfin, les propos de l'apôtre Paul en 1 Corinthiens 1/14-17 seraient difficilement compréhensibles si le baptême était le "moyen" donné par Dieu pour la régénération et le don du Saint-Esprit. En Galates 3/2-5, l'apôtre rapproche plutôt le don de l'Esprit à l'écoute de la Parole de Dieu et à la foi.
En conclusion je pense que vous êtes dans le vrai quand vous parlez de "symboles forts". Dans la doctrine des Réformateurs, les sacrements sont des "signes visibles d'une grâce invisible". Entre le signe et la réalité spirituelle, il y a bien un lien, mais ce lien ne rend en aucune manière l'action de Dieu prisonnière de ces mêmes signes. Jean Chrysostome va sûrement trop dans le sens d'une étroite conjonction entre l'oeuvre rédemptive de Dieu et les rites de l'Eglise.
etc...